V2 – La Transformation du Monde …

…Et pourquoi le positionnement de Microsoft a du sens à mes yeux

Nous entrons dans un nouveau monde qui va reposer de plus en plus sur l’humain, la technologie et qui aura comme impératif la préservation de notre espèce.

Nous quittons un monde linéaire où la performance était le résultat de la planification, des process et d’une organisation très hiérarchisée. Aujourd’hui le monde reste plat* mais il devient de plus en plus fragmenté. Les consommateurs, les producteurs, les économies, les générations, les pays, …, nous assistons à une fragmentation du monde. Les clusters remplacent les segments.

La belle organisation, résultat de 3 révolutions industrielles qui visaient à toujours plus en optimisant les flux produits, d’une source à un consommateur, est en train d’exploser. Nous quittons cette économie linéaire à destination d’un marché de masse avec peu de limites, négligeant les externalités.

4ieme révolution industrielle[1] ou bouleversement anthropologique au même titre que la découverte de l’écriture ?

Nous évoluons progressivement dans un monde en réseaux, en graphes où la performance de chaque entreprise, organisation, individu est le résultat de sa capacité à intégrer des chaînes de valeur à la vitesse du marché, ou de les quitter. Dans un monde en réseaux, en graphes, chaque acteur doit être très clair sur sa proposition de valeur, et donc ses valeurs pour être reconnu. Chaque acteur, nœud, consomme et fournit des services à d’autres acteurs présents dans sa proximité. En quelque sorte, une démocratisation de l’économie de plate-forme. Avoir un solide écosystème est un élément fondamental dans cet environnement en permanente transformation. Cela propose la garantie de l’agilité dans le respect de sa mission et donc de ses invariants. La performance est alors le résultat direct d’une part de la capacité de faire preuve d’audace en s’associant à de nouvelles chaînes de valeurs et d’autre part à une performance opérationnelle remarquable centrée sur ces fondamentaux, ses invariants. Et cela doit être vrai à toutes les échelles de l’entreprise et donc notamment de l’individu, vecteur principal d’externalités.

              Le vendeur prend sur lui de livrer un client en rentrant le soir chez lui car celui-ci n’a pas pu passer dans la journée et c’était marqué comme urgent.

              L’entreprise de textile s’associe à une marque de machines à laver pour que le programme de lavage soit lu sur les étiquettes des articles.

              À la suite de l’achat d’un client, la production pourtant « industrielle » de son produit est lancée afin moyennant une petite attente de ne produire que ce qui est déjà vendu.

              Chez un même distributeur en fonction de leurs valeurs, les clients choisissent une livraison rapide à fort impact CO2 ou lente et donc à faible impact.

              Les illustrations de cette mutation fleurissent autour de nous. Les graphes s’étendent grâce à la puissance de l’initiative.  En effet, si « ça fait sens », chacun peut être déclencheur d’un nouvelle connexion, d’une nouvelle chaine de valeur.

La vitesse de composition ou de destruction des chaines est un élément majeur de performance. Les deux éléments clés de l’équation sont : La transparence par la confiance et lisibilité de la proposition de valeur et la richesse de l’écosystème par le nombre et la diversité. On bascule d’un monde de rapport de forces à un monde de partage de flux, un monde liquide … « un monde préindustriel » mais avec la puissance de la technologie. Les distances ne sont plus physiques mais topologiques.

Et donc de nombreuses initiatives technologiques ou/et sociales ressemblent à ce que l’on a déjà connu dans le passé : prêts entre voisins, « cultivé sur place », recyclage, fait maison, travail sur lieu de vie, fin de l’anonymat, du formaté, blockchain (conseil de village), impression 3D (artisanat),…

Tout ne va pas basculer du jour au lendemain d’un monde où on poussait en volume les choses vers le consommateur à un monde où celui-ci tire à lui le produit choisi en intégrant la chaine de valeur qui correspond à ses valeurs et qui pour lui est le plus simple.

On tend donc à chercher la performance du « sens », mais il va falloir résoudre les défis de performance économique. L’option aller vite et tout droit avec un produit de masse restera probablement encore longtemps plus efficace d’un point de vue économique « court terme », que l’option d’un produit choisi qui résulte d’échanges non planifiés et non processés. Nous sommes ici devant un vrai risque de prise en tenaille entre « la fin du mois et la fin du monde ». Pour résoudre ce point un investissement majeur sur la technologie sera nécessaire (IA, Blockchain, Modèle de données commun, fédération d’identités, IoT, …) conjugué à un changement des réflexes de consommation.

Il va falloir chercher à résoudre la rupture introduite en début de troisième révolution industrielle dans les années 1970, début des réseaux et de l’informatique, qui a été marquée par la décorrélation entre la valeur produite et la valeur redistribuée.

Jusqu’à présent pour la plupart des entreprises l’introduction du numérique n’a pas permis la création de valeur supplémentaire. Il suffit de regarder la corrélation entre PIB et investissement dans la technologie. Cela est présenté par exemple dans les travaux de l’économiste Paul A David. Et cela est normal du fait des frottements, résultant du manque de transformations des entreprises, je parle de réelles transformations et pas de « transformations digitales » généralement un piège marketing et du manque de formation des individus. Cela s’est produit de la même manière avec la vapeur puis l’électricité.  La Crise Covid a fait accélérer les choses, certaines entreprises ont dû de force et rapidement se réinventer, et les individus se former rapidement, notamment les usagers ou clients 😊 On peut donc espérer que cette valeur tant attendue grâce au numérique émerge et qu’une bascule en mode graphe de la société participe à sa meilleure redistribution… Parions sur la courbe en J. Nous devrions alors bientôt voir les gagnants. Sur ce dernier point l’OCDE semble plutôt optimiste en cette rentrée 2021  The coming productivity boom  .

On recherche des leaders qui nous donnent envie, qui nous partagent du sens afin que nos actions de consommateurs ou salariés soient source ou au moins élément d’une réalisation personnelle. Mais le management, et donc l’encadrement, par le pouvoir d’achat ou l’employeur risque d’avoir la vie dure … La pression par le prix et la hiérarchie vont probablement encore durer très longtemps pour beaucoup. Mais ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas se projeter et dès aujourd’hui entreprendre en cassant nos habitudes et en relevant la tête. 

Enfin, dans ce nouvel environnement, ne perdons pas de vue que les unités sont maintenant : le bit (IA, Iot, blockchain, …), l’atome (quantique, nanotech …), l’Adn ( CRISPR, ARM Messager, …) et les neurones. Les NBIC vont également participer à la recomposition des chaines de valeurs. Il est donc important de ne pas confondre science et opinion et de maitriser les ordres de grandeurs afin de ne pas gâcher cette formidable opportunité que représente cette nouvelle étape dans l’évolution de l’humanité.

Et donc

Ce n’était pas mieux avant mais demain ça peut l’être, mieux … pour cela il y a urgence à traiter le long terme : toute minute passée à résoudre un problème ne l’est pas à créer le futur.

L’économie circulaire, comme évolution de l’économie linéaire ? Le sujet remonte très souvent comme perspective d’évolution pour notre société d’hyper consommation pour contenir la pression sur l’environnement. Si elle, la vue économie circulaire, permet de visualiser le sujet, elle ne permet pas selon moi d’en avoir une vue globale. Elle nous cantonne à des schémas encore trop linéaires ou encore trop figés. Nous devons avoir une vue plus systémique pour approcher le sujet et en capter son potentiel et donc sa diversité. Croiser les sujets avec nos dimensions, numériques, biologiques, nanotechnologiques et cognitives aujourd’hui, plus que jamais à notre portée nous oblige à penser en « mode graphe et pas uniquement en « mode boucles ».

La supply chain, sans surprise, star de la crise sanitaire et composante intrinsèque sous ses trois dimensions, valeurs, objets physiques et data de la transformation des chaines de valeurs, doit épouser ces nouveaux enjeux : agilité, vitesse mais également prévisibilité et respect de l’environnement et de l’individu. Cela se fera naturellement comme pour les entreprises et individus avec plus de transparence, d’ouverture des modèles, et un usage massif de la technologie.  Il est probable que cette notion de chaine fournisseur bascule sur un terme de chaine de valeur du fait de l’entrée dans la danse des achats, des centres de productions, de la livraison du dernier kilomètre, de l’économie circulaire, de la personnalisation, …

L’urgence du long terme

Une amélioration de la prévisibilité/résilience ET de l’agilité

Les rapports de forces laissent place aux partages de flux

En s’appuyant sur l’humain, la technologie et le respect de notre espèce

Chez Microsoft, notre stratégie est extrêmement claire. Nous sommes un fournisseur de technologies d’infrastructure pour cette nouvelle société.  Le monde devient graphe et l’ensemble des socles d’infrastructure proposés par Microsoft reposent sur des graphes. Nous voulons être une plateforme sur laquelle les individus comme les entreprises se développent c’est-à-dire renforcent leur savoir-faire, leur prévisibilité et accroissent leur agilité et cela en toute confiance. Notre obsession est de vous aider à être toujours plus agile, prévisible et libre d’entreprendre dans ce monde qui émerge.

Cela étant posé nous serions ravis d’échanger avec vous afin qu’ensemble nous regardions les opportunités non pas juste de « peinture digitale » mais réellement de transformation. Au regard de la vision de l’évolution de l’économie et de la société que nous vous partageons, vous l’aurez compris, vous êtes chez Microsoft, par défaut, un partenaire.

Peut-être que je rêve, mais je préfère y croire !


[1] Je vous encourage vivement à visionner la vidéo.

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